Le copain du fabricant de meubles Ă la rescousse
Lundi 30 novembre 2009Dans les Ă©ditions du samedi de 24 Heures, de plus en plus d’articles mĂ©langent contenu rĂ©dactionnel et promotionnel. Ainsi l’Ă©dition du 31 octobre 2009 fait-elle la gloire de la bibliothĂšque de rangement «Billy» d’un gĂ©ant suĂ©dois du meuble Ă construire chez soi.
Pour ĂŽter au lecteur l’impression d’avoir affaire Ă un publireportage dĂ©guisĂ©, le journal pousse l’investigation Ă son comble en demandant son avis Ă Pierre Keller, copain du patron de la boĂźte suĂ©doise en question qui a fait un don de 500′000 francs Ă l’ECAL… que Keller dirige. Lequel Keller nous fait cette rĂ©vĂ©lation Ă couper le souffle: «Je n’ai plus de Billy. Mais j’en ai eu plusieurs!».
A force de supprimer des postes de journalistes, Edipresse va toucher le fond. La mal-info reprend de la vigueur.
Yves Sancey
(Article paru dans m-magazine, le journal de comedia, N° 11 - novembre 2009)




Deux jours plus tard, dans la rubrique sport du “Temps”, lâUBS remet ça, profitant cette fois dâune interview du barreur du voilier concurrent Team New Zealand. Alinghi, Alinghi, Alinghi, le mot magique se voit placĂ© opportunĂ©ment dans trois questions sur douze. Beau travail de marketing, serait-on tentĂ© de dire. Sans doute, mais il entraĂźne une consĂ©quence qui Ă©chappe au lecteur… et au journaliste.