Archive pour juillet 2007

Le Matin fait de la pub gratuite pour la BCV, ça c’est de l’info

Mercredi 4 juillet 2007

Le Matin Orange du 5 juin 2007Impossible de manquer les publicitĂ©s de la BCV montrant Anne Richard (la soeur de l’autre) qui pose en “Anne, cliente gestion de fortune”. Le Matin Orange ne pouvait passer Ă  cĂ´tĂ© de l’info. Il y a donc consacrĂ© (Le Matin du 5.6.2007) un articulet sans nous priver de la reproduction de la pub dans son entier. Et sans craindre le mĂ©lange des genres. Renseignement pris, une pub de cette surface en page rĂ©dactionnelle coĂ»te quelque 2400 francs. Mais bon, les petits cadeaux entretiennent l’amitiĂ©.

Rappelons tout de mĂŞme que ce genre de cadeaux est contraire Ă  la “DĂ©claration des devoirs et des droits” des journalistes qui, Ă  son article 10, spĂ©cifie que ces derniers doivent “s’interdire de confondre le mĂ©tier de journaliste avec celui de publicitaire”.
info en danger

Le succès d’info en danger dans Klartext

Mercredi 4 juillet 2007

La presse dite d’information n’a guère informĂ© sur la prise de position du Conseil de la presse qui donnait raison Ă  info en danger. L’auguste garant de l’Ă©thique professionnel avait trouvĂ© que la plainte dĂ©posĂ©e au nom d’info en danger par Christian Campiche Ă©tait fondĂ©e: les journaux font de plus en plus de mĂ©lange, intentionnel ou non, entre pub et rĂ©dactionnel. Le magazine des mĂ©dias Klartext, y a consacrĂ© une page.

Klartext  no. 2/2007

Les embargos, comme les dernières volontés, sont faits pour être respectés. Sauf pour “Le Matin”

Lundi 2 juillet 2007

Parmi les dernières volontés de François Silvant, décédé le jeudi 14 juin, figurait la demande que les médias ne publient pas la nouvelle de sa disparition avant que les proches aient pu prendre congé dans l’intimité.

Le Matin Orange n’a pas cru bon de respecter l’embargo sur l’information et l’a mise en ligne avant tout le monde. La section vaudoise d’impressum a vivement réagi et envisage de saisir le Conseil de la presse.

Extraits de son communiqué de presse daté du 20 juin… que l’ATS n’a pas cru bon de distribuer. Solidarité confraternelle sans doute.

Info en danger

Extrait du communiquĂ© de presse d’impressum Vaud

(…)

Les faits

François Silvant a rendu son dernier souffle le 14 juin dernier, et parmi ses dernières volontés il y avait celle de permettre à ses proches de lui rendre un dernier hommage en toute intimité. Grégoire Furrer, son manager et homme de confiance s’est chargé de communiquer l’information aux médias.

La cérémonie devait avoir lieu le lundi après-midi, dans la plus stricte intimité. Connaissant les délais de bouclage des uns et des autres et désireux de faciliter le travail des rédactions, Grégoire Furrer leur a envoyé un communiqué de presse le matin, avec embargo à 18 heures. Ce délai devait permettre aux proches et à la famille de l’artiste de vivre l’émotion de ce triste moment avant que les médias ne commencent à rendre compte de l’évènement. Tous l’on compris et respecté, à l’exception du «Matin».

A peine le communiqué diffusé, celui-ci se retrouvait en effet en ligne sur le site Internet du «Matin». «Je venais de m’en apercevoir, a relaté Grégoire Furrer à impressum Vaud, quand j’ai reçu l’appel d’un journaliste du «Matin» qui voulait recueillir mon témoignage sur la mort de François. J’ai demandé que le quotidien commence par respecter l’embargo. On m’a dit que c’était fait, je l’ai vérifié, et ensuite j’ai parlé au journaliste. Quand l’entretien a été terminé, j’ai appris que la nouvelle était à nouveau en ligne. J’ai alors appelé Peter Rothenbühler pour lui exprimer mon dépit, lui ai demandé de retirer la dépêche, de respecter la volonté des proches de François… Il m’a répondu que c’était trop tard, qu’il ne pouvait plus revenir en arrière. Que toute la presse suisse romande s’était déjà emparée de l’information et qu’il se devait de respecter son devoir d’information.»

La réaction de la famille

«Ce qu’a fait «Le Matin» est atroce…» Philippe, l’ami de François Silvant, est encore sous le choc, impressum Vaud a recueilli son témoignage. «Le vœux de François était que les obsèques aient lieu dans la plus stricte intimité. Ma famille et moi avons ainsi dû mentir à nos proches pour respecter ses dernières volontés. Même sa vieille tante n’était pas au courant - je ne devais la prévenir qu’une fois la cérémonie terminée - et elle a appris la nouvelle par les médias, en a subi un choc. D’autres proches aussi. C’est inhumain… François, lui, a toujours respecté les médias.»

Manque de respect pour la vie privée

En ne respectant pas cet embargo basé sur des motifs légitimes ayant trait aux volontés de la personne décédée, «Le Matin» a, à notre avis, contrevenu à l’article 4 de la «Déclaration des devoirs et des droits du/de la journaliste», et plus précisément à l’article 4.4 des directives, lequel concerne les embargos. D’autre part, cette attitude entache la réputation des journalistes et leur crédit auprès des sources d’information. L’attitude de Peter Rothenbühler nous semble aussi dénoter d’une forme de mépris pour la confraternité qui devrait être de mise entre les rédactions. impressum Vaud s’inquiète de ce qu’il considère comme un manque d’éthique.

Fin du communiqué